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Les femmes sont sous-représentées parmi les 1 000 personnalités les plus visibles dans la presse française, comme l’explicite chaque année l’Observatoire de la parité Press’edd. 2018 ne fait pas exception à la règle avec seulement 15,3% de femmes présentes dans le palmarès, soit la plus faible représentation féminine constatée depuis 5 ans.

Pour aller plus loin, Press’edd, plateforme n°1 de services de veille-médias, inaugure cette année une approche inédite : mesurer le poids et l’évolution des thématiques associées à la condition féminine dans la presse. Les 3 000 premiers titres de presse et sites éditoriaux français ont été passés au crible sur les 5 dernières années pour remonter le fil, par lien de causalité et de chronologie, des événements à l’origine de leur attractivité médiatique.

Présence à des postes à responsabilités, écart de rémunération pour un travail identique, lutte contre les violences sexuelles et sexistes, accès à la contraception et réaffirmation du droit à l’IVG… Au-delà de la reconnaissance politique des enjeux de l’égalité entre les sexes, au-delà de la parole libérée par les mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc, comment la condition des femmes est-elle abordée dans la presse ? Quel chemin parcouru ces dernières années et notamment depuis la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ? Les résultats…

Egalité salariale, représentation politique, présence dans les conseils d’administration… La question des droits des femmes est au cœur de l’actualité. Pour autant, depuis 2014 et le vote de la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, les sujets spécifiquement liés aux violences faites aux femmes connaissent une progression telle (+ 190% en l’espace de 5 ans) qu’ils se sont fortement imposés, portés de façon très significative par la révélation de l’affaire Weinstein.

En 2018, près de 60% des sujets évoquant la condition féminine dans la presse française sont abordés sous le prisme des violences sexuelles et sexistes.

Si la Journée internationale des droits des femmes est un marronnier traditionnellement efficace pour interroger sur l’égalité des droits des femmes avec des pics d’intérêt significatifs observés au mois de mars, la révélation de l’affaire Weinstein et les lancements des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc lancés en réponse au scandale propulsent la condition des femmes dans le monde dans une nouvelle dimension. Entre septembre et octobre 2017, le traitement des violences faites aux femmes dans la presse s’emballe avec une progression de + 300% d’occurrences pour s’installer durablement dans le paysage médiatique français.

Avec des écarts salariaux atteignant 25% sur l’ensemble des carrières, la question de l’égalité professionnelle et salariale est l’un des volets majeurs de la loi « avenir professionnel » votée durant l’été 2018. Depuis le 1er mars 2019, les entreprises de plus de 1 000 salariés sont tenues de diffuser sur Internet leur indice de performance – un index – en matière d’égalité salariale femmes-hommes. D’ici à 2020, l’ensemble des sociétés de plus de 50 salariés seront concernées. Une mesure susceptible d’attiser l’intérêt des médias qui semblent relativement peu mobilisés sur la question, même si une augmentation de 118% est observée entre 2014 et 2018.

L’attention paraît davantage portée sur la valorisation de « réussites » féminines : entrepreneuses et dirigeantes bénéficient d’une visibilité renforcée avec une augmentation de près de 54% d’occurrences des mots-clés « entrepreneure/euse », « directrice générale », « femme dirigeante » ou « cheffe d’entreprise ».

Est-ce par ce qu’il existe une journée dédiée que la question des droits des femmes enregistre des pics d’intérêt dans les médias au mois de mars ? Est-ce que sans elle, le sujet serait abordé plus fortement le reste de l’année ? Difficile à dire. On constate toutefois qu’elle représente « l’occasion » de revenir sur les droits des femmes et leur place dans la société. Sur les 5 dernières années, le nombre d’occurrences de l’expression « Droits des femmes » augmente de façon spécifique en mars – avec une attention particulière portée aux violences faites aux femmes -, pour retomber à un niveau plus modeste par la suite. La journée internationale des droits des femmes semble par ailleurs bénéficier d’un certain « effet Weinstein » avec son pic le plus important enregistré en mars 2018.

Note méthodologique
Cette étude exclusive et inédite de l’Observatoire de la parité a été réalisée sur la période allant du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2018, à partir du service Press’edd, la plateforme n°1 des médias français. Basée sur une approche quantitative, elle prend en compte l’occurrence de mots-clés et expressions le plus souvent associés à la condition féminine et classés en 3 thématiques : violences & sexisme, égalité & droits des femmes, femmes au travail. Le comptage a été établi à partir des 1 500 premiers titres de la presse française (presse quotidienne nationale, presse quotidienne régionale, presse magazine – hebdomadaire et mensuelle – presse hebdomadaire régionales presse professionnelle et spécialisée) et de 1 500 sites du web éditorial (sites des titres de PQN, PQR, PHR, presse magazine et pure players, y compris les articles derrière paywall). Les articles paraissant dans plusieurs éditions de publications print régionales ne sont comptabilisés qu’une fois.

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